Alimentation chien de chasse : comment le nourrir toute la saison ?
L’alimentation du chien de chasse doit évoluer avec son niveau d’activité. Pendant la saison, plusieurs heures de quête, de pistage ou de rapport peuvent fortement augmenter ses dépenses énergétiques. Une alimentation adaptée doit alors lui apporter suffisamment d’énergie tout en restant digestible, afin de l’aider à maintenir son état et à récupérer entre deux journées de chasse.
Choisir une alimentation chien de chasse adaptée ne consiste donc pas simplement à augmenter la quantité de croquettes. Il faut tenir compte de la durée de l’effort, de la dépense énergétique réelle, de la digestibilité de la ration, de l’hydratation et de la capacité du chien à récupérer au fil de la saison.
C’est souvent après plusieurs semaines que les premiers signes apparaissent : un chien qui se creuse, récupère moins bien, ralentit en fin de journée ou présente des selles plus irrégulières.
Alimentation chien de chasse : pourquoi les besoins augmentent-ils en saison ?
Pendant une journée de chasse, le chien ne parcourt pas seulement la distance réalisée par le chasseur. Il explore le terrain, revient sur ses traces, repart, change de direction, accélère et peut couvrir des surfaces importantes.
Une étude particulièrement intéressante a mesuré directement la dépense énergétique de huit chiens de chasse travaillant trois heures par jour dans des conditions hivernales. Équipés de GPS, ils parcouraient en moyenne 19,4 km par jour. Leur dépense énergétique quotidienne moyenne atteignait 11 MJ, avec des variations importantes d’un chien à l’autre.
Cette variabilité est essentielle : deux chiens de même poids ne dépensent pas nécessairement la même quantité d’énergie.
La race, le tempérament, la vitesse de quête, le terrain, le dénivelé, la végétation, la température extérieure et la durée réelle de travail changent considérablement la dépense.
Tous les chiens de chasse ne travaillent pas de la même manière
L’expression « chien de chasse » regroupe des chiens aux morphologies, aux aptitudes et aux modes de travail très différents. Pointer anglais, Setter anglais, Épagneul breton, Braque allemand, Beagle ou Labrador Retriever peuvent être amenés à fournir des efforts très différents selon leur spécialité et les conditions de chasse.
Certains chiens couvrent énormément de terrain en quête, tandis que d’autres réalisent davantage de séquences courtes, travaillent au rapport ou évoluent dans des environnements très différents.
La race peut donc donner quelques indications sur le type d’activité auquel le chien est prédisposé, mais elle ne permet jamais à elle seule de déterminer la ration. Deux chiens de même race peuvent avoir des dépenses très différentes selon leur vitesse de travail, le nombre de sorties, leur durée, le terrain, les conditions météorologiques, leur niveau d’entraînement et leur métabolisme individuel.
Les recommandations FEDIAF 2025 illustrent bien cette différence. Elles donnent comme ordre de grandeur environ 95 kcal d’énergie métabolisable/kg de poids métabolique^0,75/jour pour un chien peu actif, contre 150 à 175 kcal/kg^0,75/jour pour un chien travaillant 3 à 6 heures par jour.
Pour un chien de 25 kg, cela correspond approximativement à 1 060 kcal par jour dans le premier cas, contre 1 680 à 1 960 kcal dans le second.
Il ne s’agit pas d’une ration à appliquer automatiquement à tous les chiens de chasse. Mais cet écart montre pourquoi une alimentation parfaitement suffisante hors saison peut devenir trop peu énergétique lorsque la chasse reprend.
À retenir
Une journée de chasse n’est pas une unité nutritionnelle.
Ce qui compte réellement, c’est le nombre d’heures travaillées, la distance parcourue, le terrain, la température, la fréquence des sorties et la façon dont chaque chien maintient son état corporel.
Le besoin énergétique du chien doit donc être évalué en fonction de son travail réel, et non simplement de son poids. La ration indiquée sur un sac constitue un point de départ : l’évolution du poids et de l’état corporel permet ensuite de l’ajuster.
Pourquoi un chien de chasse peut-il perdre de l’état pendant la saison ?
Le phénomène est classique : le chien commence la saison en bon état puis, après quelques semaines, les côtes deviennent plus visibles, les muscles paraissent moins remplis et la récupération entre deux journées devient plus difficile.
Cela peut simplement signifier que les calories consommées ne compensent plus les calories dépensées.
Une étude réalisée sur 23 English Pointers pendant une saison de chasse à la caille a précisément comparé deux régimes alimentaires. Les chiens recevant l’aliment le plus dense en protéines, matières grasses et énergie ont maintenu ou amélioré leur poids et leur état corporel, tandis que les chiens recevant l’autre aliment ont perdu du poids et de l’état. Des différences de performances de chasse ont également été observées.
Cette étude est ancienne et a été conduite avec la participation d’un fabricant d’aliments : elle ne permet donc pas de définir à elle seule une formulation idéale. Elle reste néanmoins particulièrement intéressante parce qu’elle a été réalisée sur des chiens de chasse en conditions de saison.
Elle rappelle surtout une règle simple : un chien peut manger une gamelle qui semble importante et rester malgré tout en déficit énergétique.
Augmenter les grammes n’est pas toujours la meilleure solution
Lorsqu’un chien maigrit, le premier réflexe consiste souvent à augmenter la quantité de croquettes.
Cela peut fonctionner lorsque le déficit est modéré. Mais lorsque les besoins deviennent très élevés, augmenter fortement le volume de la ration peut devenir moins pratique : davantage d’aliment à ingérer, davantage de volume digestif et parfois une moins bonne tolérance chez certains chiens.
La question devient alors : combien d’énergie apporte réellement la ration ?
Une alimentation à forte densité énergétique permet d’apporter davantage de calories avec une quantité d’aliment plus maîtrisée.
Erreur fréquente : comparer uniquement le prix au kilo
Pour un chien très actif, le prix du sac ne permet pas à lui seul d’évaluer le coût réel de l’alimentation. Deux croquettes peuvent avoir des densités énergétiques différentes et nécessiter des quantités journalières différentes. Il est donc utile de comparer également l’énergie métabolisable exprimée en kcal/kg, la ration réellement distribuée et l’évolution de l’état corporel du chien.
Quelle alimentation choisir pour un chien de chasse actif ?
Il n’existe pas une seule alimentation adaptée à tous les chiens de chasse.
Un chien réalisant quelques efforts très courts et explosifs n’utilise pas exactement les mêmes voies énergétiques qu’un chien travaillant plusieurs heures sur un territoire de chasse.
Les publications consacrées aux chiens de travail distinguent ainsi les exercices courts des activités d’intensité modérée mais prolongées, parmi lesquelles figurent notamment la chasse, la recherche et le sauvetage. Plus la durée d’exercice augmente, plus l’utilisation des matières grasses comme source énergétique prend de l’importance.
Alimentation chien de chasse : quelle place pour les matières grasses ?
Le chien possède une capacité importante à utiliser les lipides comme carburant lors des efforts aérobies prolongés. Les travaux réalisés sur les chiens d’endurance montrent qu’une adaptation à une alimentation riche en matières grasses modifie leur utilisation des substrats énergétiques et peut contribuer à épargner les réserves de glycogène lors d’efforts prolongés.
Cela ne signifie pas qu’il faut ajouter de grandes quantités de graisse dans toutes les gamelles.
Une hausse brutale des matières grasses peut entraîner des troubles digestifs chez certains chiens. La transition vers une alimentation plus énergétique doit donc être progressive et idéalement commencer avant que les grosses journées ne s’enchaînent.
Pour un chien de chasse ayant une activité régulière et soutenue, une recette comme PRO TEAM Puissance 4000 peut par exemple constituer un premier niveau d’alimentation énergétique. Sa formulation actuelle apporte 30 % de protéines, 20 % de matières grasses et environ 3 965 kcal/kg.
Lorsque les dépenses deviennent beaucoup plus importantes — longues journées, froid, répétition des efforts ou chien ayant réellement du mal à maintenir son état — une alimentation encore plus concentrée peut être pertinente. PRO TEAM Endurance 4400 apporte actuellement 33 % de protéines, 29 % de matières grasses et environ 4 373 kcal/kg.
L’objectif n’est pas de rechercher systématiquement l’aliment le plus riche : il faut choisir la densité énergétique correspondant au chien et à son niveau de travail.
Les protéines : indispensables au maintien de la masse musculaire
Le travail physique sollicite les muscles. Une alimentation destinée à un chien actif doit donc également couvrir correctement ses besoins en protéines et en acides aminés.
Une revue vétérinaire publiée en 2021 rappelle que lorsque le travail musculaire et l’endurance augmentent, il devient nécessaire d’adapter les macronutriments — protéines, matières grasses et glucides — tout en conservant comme priorité une alimentation complète et équilibrée permettant de maintenir un état corporel adapté.
L’objectif n’est donc pas simplement de chercher « le taux de protéines le plus élevé », mais une ration complète, digestible et suffisamment énergétique pour maintenir le chien pendant toute la saison.
Alimentation chien de chasse et digestibilité : un point essentiel
Chez le chien de chasse, le chiffre inscrit sur le sac ne raconte pas toute l’histoire.
Un aliment peut présenter une densité énergétique intéressante mais être mal toléré par un chien donné. À l’inverse, une ration bien digérée permet de mieux exploiter les nutriments apportés.
L’exercice lui-même peut également influencer le fonctionnement digestif. Une étude portant sur neuf chiens entraînés pour la chasse au sanglier a suivi différents marqueurs digestifs avant entraînement, après 60 jours d’entraînement, après 60 jours de chasse puis après une période de repos. Les chercheurs ont observé des modifications liées à l’exercice au niveau de plusieurs marqueurs intestinaux, du microbiote et du métabolome. 
Sur le terrain, des selles qui deviennent régulièrement molles pendant la saison ne doivent donc pas simplement être ignorées.
Il faut vérifier la vitesse de transition alimentaire, la quantité distribuée, les ajouts de matières grasses ou de compléments et la tolérance individuelle.
Chez un chien actif présentant une sensibilité digestive récurrente, une formulation adaptée à la digestion, comme PRO TEAM Sensible, peut être une piste plus cohérente que l’augmentation permanente d’une ration mal tolérée.
Conseil terrain
Ne surveillez pas uniquement le poids. Chaque semaine, observez cinq éléments : l’état corporel, la masse musculaire, l’appétit, la qualité des selles et la récupération après la chasse. Une dégradation progressive de plusieurs de ces indicateurs signifie qu’il faut revoir le protocole.
Comment organiser les repas les jours de chasse ?
La qualité de l’aliment est importante, mais le moment auquel il est distribué l’est également.
Les recommandations pratiques pour les chiens de travail privilégient une alimentation organisée autour de l’effort plutôt qu’un gros repas immédiatement avant de travailler. Pour les activités d’intensité modérée et de longue durée comme la chasse, le fractionnement et la surveillance de l’état corporel sont particulièrement importants.
La veille d’une journée de chasse, le chien doit avoir reçu sa ration habituelle et être correctement hydraté.
Le matin, l’objectif n’est pas de « remplir le réservoir » avec une énorme gamelle. Le chien doit pouvoir commencer son activité sans surcharge digestive.
Après la chasse, une fois revenu au calme et correctement réhydraté, la ration peut participer à la récupération et au rétablissement des réserves énergétiques.
Pour les chiens qui chassent plusieurs journées consécutives, cette récupération entre deux sorties devient particulièrement importante.
Un changement alimentaire important ne devrait d’ailleurs pas être décidé la veille de l’ouverture. Les recommandations consacrées aux chiens de performance conseillent d’adapter progressivement l’alimentation de travail plusieurs semaines avant la période d’activité importante.
Que faire si le chien connaît un coup de mou pendant la journée ?
Il faut distinguer deux situations.
Un chien qui ralentit systématiquement en milieu ou en fin de journée peut avoir besoin d’une réévaluation globale de son entraînement, de son état de santé et de son alimentation quotidienne. Donner ponctuellement de l’énergie ne corrigera pas une ration chroniquement insuffisante. 
En revanche, au cours d’un effort particulièrement long, un apport énergétique fractionné peut avoir un intérêt pratique.
C’est dans cette logique qu’un produit comme PRO TEAM Long Run peut trouver sa place. Cette barre énergétique pour chien adulte associe des sources glucidiques et lipidiques et a été conçue pour les efforts de moyenne et longue durée. La fiche produit prévoit notamment son utilisation autour de l’effort ou lors d’une baisse de régime, en respectant les quantités adaptées au poids du chien.
Son format présente aussi un intérêt très concret sur le terrain : la barre peut facilement être emportée dans une poche ou un sac et fractionnée lorsque le protocole du chien le justifie.
Comme pour tout élément d’un protocole sportif, il est préférable de tester Long Run lors d’un entraînement ou d’une sortie habituelle avant de l’utiliser pour la première fois lors d’une journée particulièrement exigeante. Cela permet notamment de vérifier l’appétence et la tolérance digestive du chien.
Elle doit être considérée comme un appoint autour de l’effort, et non comme une façon de compenser chaque week-end une alimentation quotidienne trop peu énergétique.
Peut-on enrichir l’alimentation d’un chien de chasse sans augmenter fortement le volume ?
Chez certains chiens qui brûlent beaucoup, même une ration correcte devient volumineuse lorsque l’activité augmente fortement.
Il peut alors être intéressant, dans un protocole nutritionnel maîtrisé, d’augmenter la densité énergétique plutôt que simplement les grammes.
Les matières grasses sont particulièrement concentrées en énergie. PRO TEAM N-Utriboost, par exemple, est une huile à environ 99 % de matières grasses et 9 000 kcal/kg.
Cela ne signifie pas que toutes les rations doivent être enrichies. Une supplémentation lipidique doit tenir compte de l’alimentation déjà distribuée, de la quantité totale de calories et surtout de la tolérance digestive du chien. Une introduction progressive est indispensable chez les chiens peu habitués aux aliments gras.
Point nutrition
Plus riche n’est pas automatiquement meilleur. Un chien qui maintient parfaitement son poids et son état avec son alimentation actuelle n’a aucune raison de recevoir beaucoup plus de calories. L’objectif est de couvrir la dépense, pas de la dépasser.
Comment hydrater un chien de chasse pendant une longue journée ?
Un chien en action produit beaucoup de chaleur et utilise principalement le halètement pour la dissiper.
La chaleur, l’humidité, l’intensité du travail et sa durée peuvent donc rendre la gestion de l’eau déterminante, y compris pendant les premières semaines de chasse lorsque les températures restent élevées.
Des études menées sur des chiens de travail montrent que les stratégies permettant d’augmenter la prise volontaire de liquide peuvent être intéressantes. Dans une étude menée sur sept chiens de détection travaillant en moyenne 5,7 heures dans un environnement chaud, les chiens ont consommé davantage de liquide lorsqu’une solution orale aromatisée contenant des électrolytes leur était proposée que lorsqu’ils recevaient uniquement de l’eau selon le protocole testé.
Une autre étude de terrain menée sur des chiens de pistage en environnement chaud a également montré que différentes stratégies de préhydratation augmentaient la prise totale de liquide par rapport à l’eau seule, même si les effets biologiques mesurés restaient globalement modestes.
Pour la majorité des chiens, l’eau fraîche reste évidemment la base et doit être proposée régulièrement.
Dans certaines situations d’effort prolongé, de température élevée ou chez un chien qui boit difficilement, une solution spécifiquement formulée peut compléter cette stratégie. PRO TEAM Hydra Sport apporte notamment sodium, potassium, chlorures, dextrose et glycine.
Il ne s’agit pas de donner systématiquement des électrolytes à tous les chiens de chasse, mais de les utiliser lorsqu’ils correspondent réellement au contexte.
Le froid peut lui aussi augmenter les besoins du chien de chasse
On pense souvent davantage à l’hydratation au début de saison qu’aux dépenses liées au froid en fin de saison.
Pourtant, lorsqu’un chien travaille longtemps dehors, notamment s’il vit ou récupère également à basse température, le coût énergétique de la thermorégulation peut s’ajouter à celui de l’exercice.
Les recommandations FEDIAF rappellent que les besoins énergétiques peuvent augmenter lorsque le chien évolue hors de sa zone de thermoneutralité.
Le chien qui maintenait correctement son état en septembre peut donc nécessiter une adaptation en novembre ou décembre, surtout lorsque les sorties deviennent longues, répétées et réalisées dans des conditions difficiles.
Là encore, la meilleure indication reste le chien lui-même : son poids, ses côtes, sa musculature, sa récupération et son appétit.
Une bonne alimentation chien de chasse ne remplace pas l’entraînement
Il serait tentant de considérer la nutrition comme la réponse à toute baisse de performance.
Mais un chien qui a passé plusieurs mois relativement inactif ne devient pas endurant simplement parce qu’il reçoit une alimentation plus énergétique.
La préparation physique progressive permet à l’organisme de s’adapter au travail. Les recommandations consacrées aux chiens de performance classent généralement les chiens de chasse parmi les chiens réalisant une activité intermédiaire à soutenue et insistent sur l’adaptation de la ration à mesure que l’entraînement augmente.
En d’autres termes : on prépare le chien avant de préparer la gamelle pour la haute activité.
Comment savoir si l’alimentation de son chien de chasse est adaptée ?
La meilleure ration n’est pas nécessairement celle qui possède le plus beau tableau analytique.
C’est celle qui permet au chien de conserver un état corporel adapté, une bonne masse musculaire, des selles régulières, un appétit normal et une récupération cohérente avec son niveau d’activité.
Une pesée avant la saison puis régulièrement pendant les semaines de chasse permet de détecter une perte d’état avant qu’elle devienne importante.
Si le chien commence à maigrir, la première étape consiste à vérifier la quantité réellement consommée puis la densité énergétique de son alimentation. Selon le cas, on pourra augmenter progressivement la ration, choisir un aliment plus énergétique comme Puissance 4000, passer à une formulation de très haute densité comme Endurance 4400 lorsque les besoins le justifient, ou utiliser ponctuellement une complémentation adaptée.
La stratégie doit toujours rester individuelle.
Une baisse brutale des performances, un amaigrissement marqué, des vomissements, des diarrhées persistantes, une boiterie, une douleur, des signes de coup de chaleur ou un changement inhabituel de comportement ne doivent pas être attribués simplement à l’alimentation : un avis vétérinaire est alors nécessaire.
FAQ – Alimentation chien de chasse
Quelle croquette choisir pour un chien de chasse ?
La croquette doit être choisie en fonction de la durée et de l’intensité de la chasse, mais aussi de l’état corporel et de la digestion du chien. Un chien chassant occasionnellement n’a pas les mêmes besoins qu’un chien travaillant plusieurs heures et plusieurs jours par semaine. Plus les dépenses augmentent, plus la densité énergétique de la ration devient importante.
Quelle alimentation donner à un chien de chasse pendant la saison ?
Une alimentation complète, digestible et suffisamment énergétique doit permettre de maintenir le poids et la masse musculaire du chien pendant toute la saison. Les matières grasses prennent une place importante dans l’alimentation des chiens réalisant des efforts prolongés, mais la quantité nécessaire varie fortement selon les individus et leur activité.
Pourquoi mon chien de chasse maigrit-il pendant la saison ?
La cause la plus simple est un déficit énergétique : il dépense davantage de calories qu’il n’en consomme. Il faut alors contrôler son poids, son état corporel, sa ration et la densité énergétique de son alimentation. Si l’amaigrissement est rapide, important ou inexpliqué, un bilan vétérinaire est recommandé.
Faut-il donner plus de croquettes les jours de chasse ?
Souvent, les besoins augmentent, mais augmenter le volume n’est pas toujours la seule solution. Lorsque la ration devient trop importante, une alimentation plus concentrée en énergie peut permettre d’apporter davantage de calories dans un volume plus raisonnable. La quantité doit être ajustée selon le travail réellement effectué et l’évolution de l’état corporel.
Quand faut-il passer à une alimentation plus énergétique ?
Idéalement avant que le chien ne commence à perdre beaucoup de poids. Si l’entraînement augmente avant l’ouverture, la ration peut être adaptée progressivement à cette période. Un chien qui conserve très bien son état avec son alimentation habituelle n’a cependant pas besoin de passer automatiquement sur une formule très énergétique.
Que donner à un chien de chasse qui manque d’énergie pendant la journée ?
Une baisse de régime répétée doit d’abord conduire à vérifier l’alimentation quotidienne, l’entraînement, l’hydratation et l’état de santé du chien. Pour une journée exceptionnellement longue, un apport énergétique spécifiquement conçu autour de l’effort, comme une portion adaptée de PRO TEAM Long Run, peut constituer un appoint. Il ne doit pas masquer un déficit chronique de la ration.
Quand nourrir un chien avant et après une journée de chasse ?
Il est préférable d’éviter de faire travailler un chien juste après un repas important. L’organisation exacte dépend du chien et de l’heure de départ, mais la ration peut être fractionnée afin d’éviter une forte charge digestive avant l’activité. Après l’effort, le chien doit d’abord retrouver son calme et se réhydrater avant de recevoir sa ration de récupération.
Comment hydrater un chien de chasse pendant une longue journée ?
De l’eau fraîche doit être proposée régulièrement, sans attendre que le chien cherche désespérément à boire. Lors de journées chaudes ou très longues, ou lorsqu’un chien boit mal, une stratégie d’hydratation plus structurée peut être utile. Les solutions apportant des électrolytes peuvent avoir leur place dans certains contextes, mais elles ne sont pas indispensables à tous les chiens ni à toutes les sorties.
Conclusion
La saison de chasse peut transformer considérablement les besoins nutritionnels d’un chien.
Pour l’aider à conserver son état et à récupérer correctement, il ne suffit pas de remplir davantage sa gamelle. Il faut raisonner sur la dépense énergétique réelle, la densité de l’aliment, la digestibilité, l’hydratation et la récupération, tout en observant régulièrement le chien.
Une alimentation chien de chasse adaptée doit avant tout correspondre au niveau d’activité réel de l’animal. Selon son activité, sa morphologie et sa capacité à maintenir son poids, une formule active comme PRO TEAM Puissance 4000 ou une alimentation plus concentrée comme PRO TEAM Endurance 4400 pourra être envisagée.
Les compléments énergétiques ou d’hydratation ont ensuite une place précise autour de l’effort : ils ne remplacent jamais une ration quotidienne bien construite.
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Merci d’avoir pris le temps de lire cet article.
Chez PRO TEAM Nutrition, nous sommes chaque jour au contact de propriétaires de chiens actifs et sportifs, avec une même priorité : proposer une alimentation adaptée à leur niveau d’activité et à leurs besoins.
Si vous avez une question sur l’alimentation de votre chien de chasse, sur le choix d’une formule ou sur la façon d’adapter sa ration pendant la saison, notre équipe reste à votre disposition pour vous conseiller.
N’hésitez pas à nous contacter via notre page Contact.
Références
FEDIAF, Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food for Cats and Dogs, version septembre 2025 : besoins énergétiques selon le niveau d’activité.
Davenport GM et al., Effect of diet on hunting performance of English pointers, Veterinary Therapeutics, 2001 : suivi de 23 Pointers pendant une saison de chasse.
Ahlstrøm Ø. et al., Energy expenditure and water turnover in hunting dogs in winter conditions, British Journal of Nutrition, 2011 : dépense énergétique et distance parcourue chez des chiens de chasse.
Zoran DL., Nutrition of Working Dogs: Feeding for Optimal Performance and Health, Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice, 2021.
Hill RC., The nutritional requirements of exercising dogs, Journal of Nutrition, 1998.
Kronfeld DS et al., travaux sur l’adaptation aux matières grasses chez les chiens athlètes.
Otto CM et al., Evaluation of Three Hydration Strategies in Detection Dogs Working in a Hot Environment, Frontiers in Veterinary Science, 2017.
Niedermeyer G et al., A Randomized Cross-Over Field Study of Pre-Hydration Strategies in Dogs Tracking in Hot Environments, Frontiers in Veterinary Science, 2020.
Travaux sur les marqueurs digestifs chez des chiens entraînés pour la chasse au sanglier.
